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Projet sans précédent, le Territoire intelligent a pris son élan en 2020 pour Angers Loire Métropole. Mené avec le groupement Ineo et ses partenaires, il répond à un double objectif d’économie d’énergie et d’amélioration des services publics, au bénéfice de l’environnement et des habitants.

Un Territoire intelligent, qu’est-ce que c’est ?

Le Territoire intelligent est un outil pour accélérer la transition écologique en réduisant notre consommation de ressources. Il participe à l’effort d’optimisation et d’efficience du service public, au service du mieux vivre des habitants dans le territoire.

C’est une gestion des équipements du territoire au plus près des besoins et en temps réel, là où auparavant ils fonctionnaient avec des programmations fixes (pour l’éclairage ou l’arrosage par exemple).

Où en sommes-nous ?

Les trois premières années du déploiement du Territoire intelligent ont permis la mise en place de nouvelles infrastructures, des gains en ressources et en énergie, de premières économies et la montée en puissance d’outils digitaux.

De manière très simplifiée et en quelques chiffres, petit état des lieux de l’avancée du projet dans quelques thématiques-clés.

Travaux terminés

Travaux en cours

Travaux à venir

Eclairage public

30000 candélabres sont en cours de remplacement par des modèles économes à LED, sur les 50000 que compte le territoire d’Angers Loire Métropole. Il est possible d’ajuster à distance leur intensité lumineuse en fonction de la fréquentation du lieu et de l’heure de la nuit. Fin 2023, 15200 lampadaires étaient déjà remplacés. Sur les 5000 premiers lampadaires remplacés en 2021/2022, les économies d’énergie atteignent en moyenne 70%, soit près de 444 000 € sur le contrat énergie en 2022.

Pour aller plus loin : L'éclairage fait sa transition : AngersLoireMetropole.fr 

Bâtiments publics

3650 capteurs (eau, électricité, gaz, température, luminosité, CO2) ont été installés dans les bâtiments publics d’Angers Loire Métropole pour une gestion technique centralisée. Ils permettent de suivre et d’optimiser les consommations énergétiques (chauffage, ventilation…) en fonction de l’occupation des lieux et des usages (gymnase, crèche, Ehpad…).

Arrosage des espaces verts

Plus de 60 parcs, jardins et complexes sportifs ont été équipés d’un système d’arrosage intelligent, dont les 30 plus gros consommateurs d’eau. Des sondes d’humidité ainsi que les données météo permettent d’éviter automatiquement les arrosages non nécessaires lorsque l’humidité du sol est trop élevée ou lorsqu’une certaine quantité de pluie est annoncée. 

Plus de 250 arbres ont également été équipés de sondes pour connaître la teneur en eau des sols. Il s’agit d’arbres d’alignement et d’arbres signaux (arbres de grande taille plantés pour marquer durablement le paysage angevin). Grâce à ce suivi hydrique, les arbres sont arrosés au litre près et les tournées d’arrosage sont adaptées pour n’aller que vers les arbres qui en ont besoin. À la clé, des économies de carburant, des économies d’eau et une amélioration de la reprise des arbres plantés.

Stationnement

La collecte de données et leur mise en réseau ouvre également des perspectives inédites. C'est le cas par exemple sur la thématique du stationnement où l'objectif est de mesurer précisément l'occupation de quelque 350 places, selon les heures et les jours de la semaine. Les automobilistes pourront être guidés vers les secteurs où ils auront le plus de chance de trouver une place grâce à une appli.

Organisation de la collecte des déchets, régulation de la pression d'eau dans les canalisations, adaptation des feux de circulation... les exemples sont multiples où cette gestion "dynamique" peut permettre d'optimiser les services et usages, au bénéfice d'une économie de temps, d'énergie et de moyens. Avec en toile de fond un enjeu transversal: éviter les gaspillages dans le sens de la lutte contre le réchauffement climatique, en améliorant la qualité du service public.

Quelques objectifs en chiffres

66%

L'économie d'énergie attendue d'ici à 2026 pour un éclairage public plus qualitatif dans toute l'agglomération.

30%

La réduction de consommation d'eau attendue pour l'arrosage des parcs et jardins publics.

20%

L'économie attendue dans les bâtiments publics en électricité, gaz, ventilation, etc.

Le Territoire intelligent a pris son élan le 12 novembre 2019, lorsque le conseil communautaire d’Angers Loire Métropole a conclu un marché global de performance avec un groupement d’entreprises choisi pour le mettre en œuvre.
C’est la proposition déposée par le groupement Ineo et ses partenaires (Suez, La Poste, groupe Vyv) qui a été retenue, pour un contrat de 178 millions d’euros sur douze ans (121 millions pour sa tranche ferme). Un contrat exceptionnel par son montant et sa durée, et même "sans équivalent en France", soulignait alors Constance Nebbula, élue au Numérique et à l’Innovation.
Ce marché global de performance vise à construire un socle d’infrastructures et de services sur neuf thématiques: éclairage public, espaces verts, déchets, signalisation lumineuse tricolore, santé, bâtiments publics, eau et assainissement, sécurité-prévention et stationnement.
Ce contrat engage le mandataire sur des objectifs chiffrés en matière d’économies et d’amélioration des performances. L’ensemble des données collectées dans le cadre du Territoire intelligent reste la propriété de la collectivité.

Comment ça marche ?

Le centre de pilotage centralise l’ensemble des données collectées par les milliers de capteurs installés sur le terrain, pour une vision du territoire à 360° en temps réel.

  • Une équipe, présente 24h/24 et 7j/7, gère les événements programmés et agit en cas de crise.
  • Un outil, l’hyperviseur, centralise l’ensemble des données afin de repérer les anomalies, déclencher des interventions et piloter des équipements à distance (chauffage, éclairage, arrosage…).

Le jumeau numérique, un outil d’aide à la décision

Le "jumeau numérique" est une représentation en 3D de l'intégralité du territoire d'Angers Loire Métropole. Complétée par des données topographiques, d'exposition ou encore d'utilisation des espaces, elle permet de simuler l'impact de différents phénomènes, sur la base de projections scientifiques ou de données historiques.

Ainsi, en confrontant ce jumeau numérique aux perspectives issues des travaux du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), il est possible de mesurer l'impact futur du réchauffement climatique sur le territoire. Cette projection permet notamment d'identifier les îlots de chaleur, et ainsi guider la décision des élus sur les travaux à réaliser en matière, par exemple, de désimperméabilisation des sols ou de plantation d'arbres.

Il permet également, en se basant cette fois sur les données issues des inondations passées (comme la crue centennale de 1995) de prévoir les conséquences d'une forte montée des eaux, et d'adapter en conséquence les projets urbanistiques.

Ces premiers exemples pourront être complétés par d'autres usages, comme par exemple l'impact des projets de voirie sur les flux de circulation et, donc, sur les embouteillages.

Pour aller plus loin