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Publié le 13 février 2024

Institution

Réuni le 12 février, le conseil communautaire d’Angers Loire Métropole a présenté ses orientations budgétaires pour 2024. Une stratégie financière solide dans un contexte économique contraint (inflation, taux d’intérêt…) qui invite à la vigilance. En attendant le vote du budget primitif, le 14 mars.

"Notre objectif est de préserver les grands équilibres financiers dans un contexte économique marqué par de fortes incertitudes." C’est par ces mots que le président d’Angers Loire Métropole Jean-Marc Verchère a introduit le débat d’orientation budgétaire lors du conseil communautaire du 12 février. Pour y parvenir, la collectivité fait reposer sa stratégie financière sur trois piliers : ne pas augmenter les impôts, accélérer les investissements dans le domaine de la transition écologique, préserver une épargne brute d’au moins 60 millions d’euros et une capacité de désendettement inférieure à 10 ans. Du côté de la fiscalité, pas d’évolution donc : les taux restent inchangés, comme c’est le cas depuis 2014. Pour ce qui concerne les investissements, les dépenses envisagées restent soutenues, à hauteur de 142 millions d’euros en 2024 et des prévisions à 147 millions en 2025 et 141 en 2026, afin de financer les projets phares du mandat.

Épargne en hausse

Cette capacité d’investissement, Angers Loire Métropole la doit à une situation financière particulièrement saine grâce à des produits fiscaux dynamiques, un niveau d’épargne satisfaisant et une dette dont la majeure partie a été mobilisée sur la base de taux fixes historiquement faibles, notamment pour les emprunts liés aux lignes B et C du tramway (taux proches de 1 %). En détails, l’épargne brute prévisionnelle s’élève en 2024 à 66,1 millions d’euros (+5,8 %). Maintenir un niveau de 60 millions d’euros sur le mandat devrait permettre de financer par des ressources propres 75 % des investissements et maintenir une capacité de désendettement inférieure à 10 ans (projection à 8,9 années en 2024) ; le seuil prudentiel à ne pas dépasser étant fixé à 12 ans.

Au final, la dette d’élève à près de 588 millions d’euros (dont 208 liés aux lignes B et C du tramway). Un niveau amené à diminuer progressivement à partir de 2025 afin de conserver des marges de manœuvre, notamment pour accélérer la transition écologique.

Inflation toujours

Ces orientations budgétaires doivent concilier confiance en l’avenir mais aussi prudence. Prudence en effet au regard des prévisions économiques : niveau général d’inflation supérieur à 3 %, maintien des taux d’intérêt autour de 4 %, fin progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), effet des réformes catégorielles sur les dépenses de personnel… Autant d’indicateurs susceptibles de créer des tensions sur les budgets d’Angers Loire Métropole, en particulier sur le budget principal et les budgets annexes dédiés aux transports et aux déchets déjà impactés par la hausse des prix de l’énergie.

70,4 millions d’euros consacrés à la transition écologique

Les orientations budgétaires 2024 prévoient 142 millions d’euros de dépenses d’investissement. Près de la moitié est fléchée au service de la transition écologique du territoire. En bonne place figure tout ce qui concerne les mobilités avec le plan Vélo (travaux d’infrastructure, aide à l’achat de matériel pour les particuliers) et les transports urbains (dernières factures relatives aux lignes B et C du tramway, acquisition de bus roulant au gaz naturel…). Et le territoire intelligent qui poursuit son développement, notamment à travers la rénovation de l’éclairage public. Au programme également : l’amélioration thermique des logements et des bâtiments, la réduction de l’artificialisation des sols, la végétalisation des espaces publics, la restructuration des voiries, la gestion des eaux pluviales, la valorisation des déchets, le développement des réseaux de chaleur urbains, la construction-extension de stations d’épuration des eaux usées…