Le scrutin communautaire découlera des municipales des 15 et 22 mars. Voici les grandes lignes du protocole électoral.
Pour former un conseil communautaire, les habitants doivent d’abord élire le conseil municipal de leur commune, les 15 et 22 mars. Pour les collectivités de plus de 1 000 habitants, sur chaque liste présentée à l’élection municipale, certains candidats sont fléchés conseillers communautaires. Pour les villages de moins de 1 000 habitants, comme Béhuard, Sarrigné ou Écuillé, il faudra attendre le conseil d’installation au cours duquel sont élus le maire et ses adjoints. Le maire est alors désigné conseiller communautaire titulaire. Un siège de suppléant revient au premier de ses adjoints.
Au conseil communautaire, les sièges sont répartis entre les communes en fonction de leur poids démographique. Toutefois, un siège est attribué d’office aux plus petites communes qui en seraient dépourvues si ce principe de proportionnalité était appliqué stricto sensu. Pour le prochain mandat 2026-2032, le conseil communautaire comptera 85 sièges dont 42 pour Angers, 5 pour Loire-Authion, 4 pour Trélazé et Avrillé, 3 pour Les-Ponts-de-Cé, 2 pour Saint-Barthélemy-d’Anjou, Verrières-en-Anjou et Montreuil-Juigné. Les 21 communes restantes disposeront d’un seul siège.
15 vice-présidents nommés
Le conseil communautaire se réunit au plus tard quatre semaines après l’élection des maires. Lors du prochain mandat, il sera donc installé le lundi 13 avril. Le président d’Angers Loire Métropole et ses vice-présidents, 15 au maximum, sont élus par les 85 conseillers. Ces derniers doivent aussi élire les 39 membres de la commission permanente.
En règle générale, chaque maire des 29 communes d’Angers Loire Métropole siège au sein de cette instance. La commission permanente prend certaines décisions sur délégation du conseil et rend des avis sur les délibérations avant leur vote en conseil communautaire. À la suite du conseil d’installation, le président d’Angers Loire Métropole attribuera des délégations de fonctions aux vice-présidents. Parmi elles : la transition écologique et les mobilités, l’emploi et le développement économique, les solidarités, l’urbanisme et le logement, les déchets, le tourisme, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, la voirie… Une fois cette dernière étape accomplie, l’exécutif communautaire sera en ordre de marche, au service des 312 000 habitants du territoire.