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Publié le 12 novembre 2018

Samedi 10 novembre à 18 heures, la Flamme du Soldat inconnu a fait son entrée place Leclerc sous une pluie battante. Les 41 jeunes coureurs du Relais angevin de la Mémoire ont tenu leur pari.

Samedi 10 novembre à 18 heures, la Flamme du Soldat inconnu a fait son entrée place Leclerc sous une pluie battante. Les 41 jeunes coureurs du Relais angevin de la Mémoire ont tenu leur pari.

L’émotion est déjà grande et la mise en scène soignée. Il est 18 heures pile ce samedi 10 novembre lorsque les coureurs du Relais angevin de la Mémoire font leur entrée place Leclerc à Angers, sous une pluie diluvienne. Accueillis sur les derniers mètres par une haie de Gad’zarts en tenue, les relayeurs emmenés par leur coach Tarik Bouzid réalisent alors que des centaines de personnes les attendent, dans l’ombre des spots, pour célébrer leur exploit. En tête, les porte-drapeaux bien sûr, mais aussi les maires des 41 communes, frères, soeurs, amis, familles et Angevins tout simplement, impressionnés par l’effort et la symbolique du Relais qui s’achève.

Pour célébrer les héros du jour, même le tribunal a revêtu les couleurs du drapeau français tandis que les maires, écharpe au vent, prennent place en cercle autour du podium où la Flamme ne tardera pas à être allumée en présence de Christophe Béchu, maire d’Angers et président d’Angers Loire Métropole, et du préfet Bernard Gonzalez. Ce geste fort et solennel, chaque maire, accompagné de son relayeur "attitré" va le réitérer à tour de rôle en vue de collecter la flamme sacrée et la ramener dans sa commune, pour les cérémonies officielles du lendemain.

350 kilomètres en deux jours

350 kilomètres viennent d’être parcourus à bon rythme par ces jeunes âgés de 18 à 25 ans, depuis le prélèvement de la Flamme du Soldat inconnu à l’Arc de Triomphe, le jeudi 8 novembre 19 heures, jusqu’à ce samedi. De jour comme de nuit, en trinôme ou en formation, tous sont allés au bout de l’effort sur les routes de France pour traverser 59 communes, 6 départements... Un exploit qui, en plus de donner une image belle et dynamique du territoire angevin et de sa jeunesse, a dépoussiéré la manière d’effectuer son Devoir de mémoire. "C’était bien l’idée, faire en sorte que la société civile à travers toutes les communes de l’agglomération soit associée à cette commémoration en passant notamment par nos jeunes, qui se sont engagés pour rendre hommage à ceux de 14-18", précise Karine Engel, adjointe au maire d’Angers, cheville ouvrière du projet initié par Hervé Racat, ancien maire du Plessis-Macé et membre de l’association nationale 1914-1918.

"C’est déjà fini..."

"Le Relais était au-delà de tout ce que j’imaginais; la cohésion du groupe était formidable et l’accueil partout extraordinaire. Je ne regrette qu’une chose, c’est que cela soit déjà fini", témoigne dès l’arrivée Margot Lafont, Angevine de 25 ans, engagée pour la commune de Savennières.

De toute part, les souvenirs sonnent à l'identique et soulignent l’accueil chaleureux qu’une dizaine de communes a réservé aux coureurs. "Ici un café, là une cérémonie devant le monument aux morts, un discours, des enfants qui ont couru avec les relayeurs; là encore, un monsieur âgé de 94 ans qui nous attend à l’aube..., se souvient à son tour le photographe officiel et bénévole du Relais, Thierry Huguenin. Je serais prêt à recommencer dès demain..."

Pour clôturer cette journée particulière, le maire d’Angers avait tenu à célébrer un autre anniversaire insolite, dans les Salons d’honneur de l’hôtel de Ville. Celui d’Andrée Vacher, née le 11 novembre 1918 à Bel Air-de-Combrée, aujourd’hui résidente de l’établissement César-Geoffray. Pour l’occasion, une reproduction du Petit Courrier du 11 novembre 1918 lui a été offert. A la Une, on annonce l’Armistice imminent..

Egalement à l'occasion du centenaire de l'Armistice