Découvrez le territoire avec

Partagez sur

Publié le 13 novembre 2014

Economie

Désormais, 140 chercheurs régionaux unissent leur force au sein de Lumomat, pour LUMière MOlécules MATière. Objectif: compter parmi les acteurs majeurs de la révolution de l’électronique organique.

l’ensemble des partenaires réunis à l’université d’Angers pour le lancement de Lumomat autour de son codirecteur Marc Sallé (en bas à gauche). (Photo: Angers Loire Métropole)

"Avec l’électronique organique, une révolution est en marche", a conclu Marc Sallé, lors de son intervention à l’occasion du lancement de Lumomat, le nouveau projet Recherche-Formation-Inovation dont il est le codirecteur angevin. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les universités des Pays de la Loire (Angers, Nantes et Le Mans) ne veulent pas rater ce train.

Sept laboratoires, soit 140 chercheurs reconnus parmi les meilleurs de leurs domaines, ont décidé d’unir leurs forces au sein d’une structure unique. Cela fait de Lumomat un centre d’excellence incontournable au niveau national et même européen. Cette branche de la chimie est en train de révolutionner l’électronique, en mettant au point de nouvelles molécules plus légères, moins chères, plus flexibles, plus éco-compatibles et moins gourmandes en énergie. Les chercheurs de Lumomat vont se concentrer sur trois secteurs: les cellules photovoltaïques de troisième génération, la création de capteurs et les nanosciences. "Les enjeux industriels sont considérables car les applications sont multiples, aussi bien en matière médicale qu’environnementale ou dans la filière des énergies vertes", poursuit Marc Sallé.

Un master ouvert à l'international

Pour renforcer et pérenniser ce nouveau centre d’expertise, Lumomat a lancé également un master dont la première année vient d’ouvrir à Nantes. Quant à la deuxième année, elle commencera à la prochaine rentrée universitaire sur le campus de Belle-Beille. Particularité: afin de recruter les meilleurs étudiants, les enseignements seront ouverts à l’international et l’intégralité des cours dispensés en anglais. L’objectif est de compter une quarantaine d’étudiants sur les deux années de formation.

Cette structuration de la recherche constitue une vraie plus-value aussi bien en termes de synergie entre les laboratoires régionaux qu’à l’externe en termes de visibilité. C’est pourquoi les collectivités (Angers Loire Métropole et Région), les technopoles angevines et nantaises ainsi que le CNRS soutiennent financièrement le projet. En tout et sur cinq ans, Lumomat représentera un financement global de 3 à 4 millions d’euros.