


Le territoire de notre agglomération est d’une extrême diversité. Des bords de Loire, en passant par les paysages lunaires des Ardoisières, aux zones humides des basses vallées angevines, sans oublier nos zones d’activités et notre tissu urbain, au cœur duquel la nature pénètre largement : nos paysages fondent aussi la richesse de notre territoire, notre développement ne doit pas l’obérer.
En cinquante ans, l’agriculture française a abandonné six millions d’hectares à l’urbanisation et aux forêts. L’inverse est extrêmement rare, les décisions prises en matière d’aménagement ne sont pas réversibles. Localement, le Schéma de cohérence territoriale (Scot) du Pays Loire Angers a permis de mettre en évidence que près de 80 hectares ont été consommés par an, de 1996 à 2005, sur le territoire de l’agglomération.
Alors, si nous devons plus que jamais assurer les conditions du développement de notre économie, pour offrir davantage d’emplois aux Angevins, nous devons également prendre conscience que notre territoire n’est pas infini et qu’il convient d’être économe de notre sol. « Changer de regard » signifie que chacun d’entre nous doit intégrer les conséquences de ce constat dans les choix d’aménagement et ses choix personnels. Notre futur Plan local de l’urbanisme (PLU), document qui n’a de sens que s’il est partagé par tous les habitants de l’agglomération, doit fixer les règles et situer très précisément les conditions de ce développement harmonieux… et durable. L’enjeu est là, il nous faut collectivement changer de regard sur notre territoire.
Jean-Claude Antonini
Président d’Angers Loire Métropole