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Publié le 06 septembre 2012

Les repreneurs potentiels du site angevin de Technicolor et les collectivités ont obtenu une rallonge de trois semaines pour ficeler leurs projets. Le tribunal réexaminera l'ensemble le 11 octobre et prendra, cette fois, la décision finale. Liquidation ou sortie "par le haut" de l'épisode Technicolor ?

les repreneurs et les élus mobilisés pour l'avenir de la filière électronique à Angers et le devenir des 351 emplois menacés sauront si Technicolor leur donne ce temps de transition nécessaire.

Le coup de gueule des présidents d'Angers Loire Métropole, de la Région et du maire d'Angers, aurait-il permis de gagner un peu de temps? Toujours est-il, que vers 11 heures, ce jeudi 6 septembre, le tribunal de commerce de Nanterre prenait la décision d'accorder un nouveau délai de cinq semaines pour que les deux repreneurs, présents à la séance, puissent d'ici là ficeler leurs dossiers et remettre leurs lettres d'intention à l'administration judiciaire.

C'est donc le 11 octobre que se prendra la décision finale. Celle-ci prendra soit la direction de la liquidation judiciaire, avec toutes les conséquences que cela suppose (licenciements massifs et démantèlement de l'outil de travail), soit celle d'un délai de six mois à un an pendant lequel Technicolor pourrait encore assurer une charge de travail suffisante qui permette de faire la transition vers les nouveaux projets portés par des donneurs d'ordre (comme Orange) et les entreprises Eolane (Angers) et Minerva (Tours).  

"Ce petit délai était nécessaire"

"Notre première pensée va aux 351 salariés et à leur famille, secoués dans les soubresauts judiciaires depuis des mois, et auxquels nous exprimons notre soutien et notre solidarité", expriment d'une seule voix Jean-Claude Antonini, Jacques Auxiette et Frédéric Béatse, respectivement présidents d'Angers Loire Métropole, de la Région et maire d'Angers.

"La prolongation de la période d’observation jusqu’au 11 octobre était nécessaire. C'est un signe encourageant, même si rien n’est réglé pour autant. Reste désormais un peu plus d’un mois pour étayer les deux projets de reprise déposés et convaincre Technicolor et d’autres donneurs d’ordre potentiels d’apporter une charge transitoire sur le site d’Angers le temps de la montée en charge  des activités de substitution." "Cette décision est également, sans doute, le fruit de la mobilisation de tous ceux et celles qui croient en l’avenir du site angevin."

Appel au rassemblement 

"Nous appelons au rassemblement des énergies afin de réunir les conditions nécessaires à la concrétisation de ces projets de réindustrialisation. Nous appelons ainsi le ministère du Redressement productif, dont nous voulons souligner l’intervention bénéfique dans le dossier, à réunir dans les prochains jours le groupe de travail déjà à pied d’œuvre depuis plusieurs mois."

"Nous souhaitons que Technicolor rejoigne cette dynamique positive et apporte sa contribution à une sortie par le haut. Une telle issue serait favorable pour les salariés et la filière électronique angevine; elle le serait aussi pour le groupe électronique. L’exemplarité a un coût." Avant de conclure: "Nous réitérons notre soutien et notre engagement à accompagner la filière électronique régionale porteuse d’excellence, d’innovation et d’avenir. Nous restons mobilisés."

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