Parc de Pignerolle

Angers Loire Métropole

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Parc de Pignerolle

Venez vous balader en amoureux dans ce domaine de près de 80 hectares , bel exemple de l’art de vivre à la française.

Vous pourrez admirer l’élégance des jardins et du château construit en 1776 dans une atmosphère bucolique ou dénicher des bunkers, vestiges de la présence allemande.

C’est aussi le parfait lieu pour que vos enfants se défoulent : aire de jeux, parcours d’orientation et tables de pique-nique, tout est prévu pour passer un bon moment en famille.

Si vous aimez les grands espaces ou que vous aimez la course à pied, le domaine de Pignerolle est un incontournable. En y allant dès le matin ou en fin d’après-midi vous aurez peut-être la chance d’y croiser des chevreuils.


Vous aimerez :

- Les différentes animations : expositions, concerts, les jardins d'expression … durant l’été
- Trouver un joli coin, loin de tout, pour pique-niquer en tête à tête
 - Les grands espaces pour jouer en famille ou entre amis

Equipements / services :

Aire de pique-nique, parking gratuit, parking vélo, accessibilité poussette

Périodes et horaires d’ouverture

Horaires d'été : de 8h10 à 20h
Horaires d’hiver : de 8h10 à 18h (du 12 novembre 2018 à fin mars 2019)

Attention : Le parc peut-être fermé exceptionnellement en cas de vent fort (supérieur à 70km/heure) et lors d'une alerte météo.

Saint-Barthélemy-d’Anjou. Entrée principale route de Beaufort-en-Vallée

Historique

La première mention de Pignerolle remonte en 1509. La seigneurie appartient alors à Louis Mignon. Différents propriétaires se succèdent ensuite jusqu'en 1680, date à laquelle François Avril, écuyer et fondateur de la célèbre Académie d'Équitation d'Angers, se porte acquéreur du domaine. Le château actuel est édifié en 1776.

Commandité par Marcel Avril de Pignerolle et inspiré du Petit-Trianon, il est élégamment conçu par l'architecte Bardoul de la Bigotière. Celui-ci dessine également le plan général d'un ambitieux projet de jardins comportant de vastes parterres ornementés au sein d'un parc boisé.

Au final, seul un nouveau jardin composé en croix prend place au Sud du château. L'ensemble apparaît cerné de douves en eau. En 1793 Marcel Avril est arrêté et son château occupé par les révolutionnaires. En 1810, le cadastre montre un domaine structuré sur un plan régulier. Le vieux jardin se trouve dans l'axe du château vers l'Est, tandis que le nouveau jardin est occupé en prairies.

Les descendants vendent la propriété en 1829 à Pierre-Antoine Blancler, négociant à Angers. Ce dernier fait construire les pavillons d'entrée hexagonaux ainsi qu'une orangerie vers 1831. Il semblerait qu'il ait également fait appel à André Leroy pour redessiner son parc à l'anglaise (2 plans), sans pour autant faire réaliser son projet, à l'exception de quelques allées et des lisières de la percée ouest.

Il choisit de préserver un élégant jardin clos de murs se terminant en demi-lunes (dont l'une avec niche) qui avait pris place au Sud Est après 1810. Après la mort de Blancler différents propriétaires se succèdent jusqu'à 1905, date à laquelle Joseph Couderc de St-Chamant prend possession des lieux. A cette période, le parc du château est largement ouvert aux habitants de la commune.

En 1939, le château abrite le Président de la République de Pologne, réfugié à Angers; avant d'être occupé par les Allemands qui y construisent de vastes blockhaus. Les troupes américaines intègrent les lieux en 1944.

Après la guerre, la propriété devient un refuge pour de nombreux déportés et sinistrés.

En 1961, le château, dévasté, est classé monument historique et vendu à l'armée en 1964 par la famille de Saint-Chamant.

En 1971, le District d'Angers rachète le château et la partie classée du parc afin d'entreprendre leur restauration et de les ouvrir au public. Le musée de la communication, abritant la collection de l'industriel vendéen Guy Biraud, est inauguré en 1992.

Aujourd'hui, dans un département où dominent les parcs paysagers du XIXe siècle, le parc de Pignerolle (70 ha) est une des rares compositions régulières à grande échelle avec Montgeoffroy et Lathan. Son aspect patrimonial - peut-être parfois oublié par les promeneurs d'aujourd'hui au profit d'une utilisation de détente - mérite grandement d'être souligné. Chargé d'histoire ce vaste havre de verdure, à proximité d'Angers, ouvert à tous et soigneusement entretenu, est d'un rare intérêt.

Aspects paysagers

Le domaine est divisé en deux espaces principaux.

Le château et ses jardins à la française forment un premier ensemble, délimité par d'anciennes douves. Celui-ci s'inscrit dans un parc boisé et des prairies de plusieurs hectares faisant office d'écrin.

Deux entrées desservent actuellement le parc et le château. L'entrée d'honneur, figurant déjà sur le plan de 1776, mène à la longue allée d'arrivée axiale. Bordée d'alignements de chênes, elle ouvre une perspective majestueuse sur le château. Des allées secondaires, au tracé plus aléatoire, permettent l'exploration des bois par les promeneurs. L'accès à la cour d'honneur du château est marqué par des douves et une grille d'honneur. On pénètre alors dans la partie des jardins réguliers, composée à l'Ouest de boulingrins ornés de topiaires de buis en cônes.

A l'Est de la demeure, dans l'axe, se trouve un nouveau boulingrin, précédé de 2 sphinx portant des angelots. Sur le tapis vert, deux alignements de boules de buis monumentales dessinent une perspective vers le fond du domaine. De part et d'autre des façades latérales du château s'exhibent deux autres jardins, composés de géométrie de buis.

Au Sud-est de la propriété, un grand clos potager aux murs en demi-lunes a été restaurer pour accueillir chaque année l'évènement "Jardins d'expression" tandis qu'au Nord, se dresse une superbe orangerie, masquant en partie le plus important des blockhaus construits par les Allemands.

Au Sud du château, se trouvent un ensemble d'anciennes dépendances où l'on peut admirer une ancienne tour ainsi qu'une locomotive dans une sorte de ravissant jardin d'hiver où l'association "Espace Artistique de l'Anjou" expose des œuvres d'artistes. 

L'ouverture d'un deuxième accès et d'un parking au Sud du domaine ont généré l'aménagement d'une butte, d'où l'on peut surplomber une partie du site.

Sur le cadastre de 1810, le château était entouré de douves et il semblerait que le domaine ait été traversé par une rivière. Aujourd'hui seule la douve située à l'ouest est préservée. Les autres ont plus apparence de petits fossés à sec et sont aisément franchissables. Une ancienne piscine constitue une réserve à incendie.

Au niveau des végétaux, une allée d'arrivée composée d'alignements de Chênes rouges d'Amérique, Quercus rubra. Des boisements variés à base de chênes pédonculés et de châtaigniers communs. Des topiaires d'ifs et de buis près du château. Massifs de vivaces près des douves.

Des œuvres d'art à découvrir

L'Espace artistique de l'Anjou est un espace d'exposition associatif.

L'Espace artistique est un lieu d'exposition de 326 mètres carrés : les deux salles totalisent 176 mètres carrés. La verrière, d'une surface de 150 mètres carrés est plus spécifiquement dédiée aux vernissages, à l'accueil, et aux informations.

Le projet est né en 2015 d'une volonté de mettre à disposition un lieu pour les artistes, avec un droit d'exposition. La communauté urbaine d'Angers, propriétaire du parc de Pignerolle, a mis à la disposition de la Ville de Saint-Barthélemy-d'Anjou, ces dépendances.

La municipalité en a confié l'animation et la gestion à l'Association d'artistes. 

L'espace est donc ouvert à « tous les artistes et graphistes ayant déjà une ou plusieurs expériences auprès d'un public ».

Sachant que « la préférence sera donnée à de petits groupes d'artistes, collectifs constitués, associations d'artistes ». Arts plastiques ou arts graphiques, sculptures ou peintures, toutes les productions sont les bienvenues. Elles seront néanmoins choisies par un comité de sélection.

contact : espace.artistique49(at)gmail.com

Des jardins éphémères chaque année

Chaque année depuis 6 ans, le potager du parc de Pignerolle présente les jardins d'expression, événement gratuit, du 15 juin au 28 septembre 2018.

http://www.angersloiremetropole.fr/infos-pratiques/espaces-nature/jardins-d-expression/index.html

Des blockhaus à Pignerolle

Dix blockhaus sont construits entre avril 1942 et mai 1943 par l’organisation Todt.
L’impressionnant bunker amiral, hérissé d’antennes, communique avec le château par un passage souterrain.

Un réseau de télécommunication relie Pignerolle à tous les postes de commandement, terrestres et sous-marins. Ce complexe n’a jamais été bombardé. Les Alliés pourtant en connaissaient l’existence, pour avoir, entre autres, décrypté les codes de la machine Enigma. L’amiral Dönitz, commandant en chef de la Kriegsmarine à partir de 1943, fait de fréquentes visites à Pignerolle.

Pour achever le dispositif, un onzième bunker est construit à l’entrée de Saint Barthélemy. Pignerolle devient ainsi un centre névralgique de la « Bataille de l’Atlantique ». C’est aussi un centre de repos pour les sous-mariniers. Le parc peut abriter dans ses trente baraquements une troupe de plus de mille hommes. Le 9 août 1944, les sous-mariniers quittent les lieux, non sans avoir mis le feu au bunker amiral. Le lendemain, Angers est libérée.

Aujourd'hui, une association loi 1901 “Mémorial des bunkers du parc de Pignerolle” Fondée en 2010 à la mission de :

• réunir les personnes s’intéressant à l’histoire du site de Pignerolle
• préserver, entretenir, développer,mettre en valeur, faire connaître et partager les 10 blockhaus situés dans le parc de Pignerolle à Saint-Barthélémy d’Anjou (49124)
• organiser des animations, expositions, commémorations, visites guidées, parcours fléchés
• conférences sur l’histoire du parc et du château de Pignerolle pendant la Deuxième Guerre mondiale
• ouvrir un musée de souvenirs militaires et d’histoire de la Seconde guerre mondiale, particulièrement en Anjou

Des visites guidées sont mise en place toute l'année avec cette association. En 2017, plus de 8000 personnes ont pu découvrir les blockhaus du parc de Pignerolle.

http://bunkers.pignerolles.free.fr/

www.facebook.com/Bunkers.Angers/

Actualité dans le parc

Programme de coupe rase au parc de Pignerolle

Les peuplements de châtaignier du parc de Pignerolle ont présenté un dépérissement accéléré inquiétant à la fin de l’été 2017, entrainant la disparition du boisement avec un impact paysager conséquent.

L’Office National des Forêts a confirmé la présence de deux agents pathogènes à l’origine de la mortalité des arbres : l’encre et le chancre.

Afin de maintenir l’espace boisé sur le parc, deux actions sont en cours :

 - sur les parcelles le permettant (en orange), après abattage de tous les châtaigniers, limitation forte des sapins et le renouvellement du boisement se fera essentiellement par semis naturels,

 - sur les parcelles où seul de châtaigner est implanté (en rouge), coupe rase des parcelles. La reconstitution du boisement se fera par replantation avec des essences variées résistantes à la maladie.  

Démarrage des travaux : Travaux prévus courant hiver 2017/2018 et replantation en automne 2018.

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