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St-Barthélemy d'Anjou

Les grandes dates de l'histoire locale

La commune de Saint-Barthélemy-d’Anjou fut fondée au XIe siècle, après que le comte d’Anjou, Geoffroy Martel a fait don en 1009 d’une partie de «la Terre de Verrières», seigneurerie ecclésiastique, au chapitre Sainte-Geneviève. Par la suite, la paroisse Saint-Laud récupèrera l’héritage.


Saint-Barthélemy se développe lentement : au début du XVIIIe siècle, la population se limite à 650 habitants. Le bourg comprend l'église avec le cimetière et quatre maisons. Les habitants, vivant de l’agriculture, habitent en majorité au milieu des prés, landes et bois. Mais les petits métiers vont se développer avant la Révolution.


Au XIXe siècle, la commune est encore pauvre. Pour payer le garde-champêtre chargé de la prévention du pillage des cultures, un impôt est levé sur toutes les propriétés non closes. Pour échapper à cet impôt, nombre de champs et maisons de maîtres se ceinturent de murs d'ardoises. Au milieu du siècle, la population compte un peu plus de 1 000 habitants.


Ce n’est qu’au XXe siècle que le commune prend son essor, avec l’exploitation de l’ardoise dans les galeries souterraines de Saint-Barthélemy d’Anjou/Trélazé. La cité ouvrière de la Lignerie est construite dans les années 20 pour loger les carriers. En 1939, après l’invasion de son pays par l’armée allemande, Wladyslaw Raczkiewicz, président de la République polonaise, s’installe à Pignerolle. Saint-Barthélemy devient pour deux ans la capitale de la Pologne. Le gouvernement polonais quitte Pignerolle en 1940, avant que la kriegsmarine allemande s'y installe pour quatre ans. Pignerolle accueille alors un important système de télécommunication permettant le guidage de la flottille de sous-marins sévissant dans l’Atlantique.


Après la guerre, la ville se développe et sa population croît rapidement : de 2 500 habitants en 1954, elle atteint les 10 000 habitants en 1987, faisant de Saint-Barthélemy la septième ville du Maine-et-Loire.


Source : « Saint-Barthélemy d’Anjou entre vigne et ardoise », Jean-Luc Coifard

 

 

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