
Dérivé de "fanum" (chapelle antique), le nom du bourg de Feneu semble indiquer l’existence ancienne d’un petit temple ou de quelque chapelle que remplaça sans doute l’église. Cette dernière, dédiée à saint Martin, est un édifice en forme de croix latine reconstruit en partie au XVIIIe siècle. La mairie, bâtiment de caractère sans doute du XVIIe siècle, était à l’origine un des plus grands presbytères du Maine-et-Loire.
A 1 km du bourg, le Port-Albert, situé dans une courbe de la Mayenne, fut longtemps le principal port d’embarquement des productions et des engrais de tout le pays alentour. Le transport de voyageurs et la messagerie étaient assurés quotidiennement sur la Mayenne, d’Angers à Château-Gontier, par les vapeurs de la compagnie L’Hirondelle, avec halte à Feneu.
Sur le site de Sautré, le château, belle construction du XVIIIe siècle, prend son assise sur une forteresse du XIIIe. Dressé sur un éperon rocheux au confluent de la Suine et de la Mayenne, il protégeait Angers des invasions bretonnes et anglaises. Le moulin de Sautré, ancien moulin à blé et à draps, appuyé à un barrage, possédait une tour de guet pour surveiller et protéger le château. Le moulin actuel a fonctionné pour le grain de 1881 à 1980. Il possède encore toute sa machinerie en état de fonctionnement.
Au début du siècle, Feneu a connu une activité industrielle certaine, grâce à une usine de fabrication de charrues, pressoirs et divers matériels agricoles, "Les charrues Froger". Vers 1950, l’usine fut rachetée par Paul Bourdel et transformée en fabrique de meubles. Elle a compté jusqu’à 260 salariés. Mais en 1980, les machines s’arrêtèrent de fonctionner pour toujours.