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Histoire de l'assainissement à Angers

Angers n'est pas la seule à développer son réseau, mais le service des eaux et de l'assainissement de la ville est fréquemment consulté par les communes voisines pour son expertise technique. Les communes suburbaines commencent à se doter de réseaux d'assainissement indépendants. Ainsi la commune des Ponts-de-Cé décide-t-elle de construire dès 1932 une collecteur d'égout dans le bourg pour évacuer les eaux usées. La canalisation est unitaire, collectant à la fois les eaux usées et les eaux pluviales. Les travaux sont cependant timides et mis en sommeil par la guerre. Au lendemain des épreuves qui ont provoquées la destruction de la moitié des bâtiments de la commune, la municipalité décide d'ouvrir à nouveau le dossier de l'assainissement. En 1954 est mis en service un réseau d'égout dans l'Ile-au-bourg, à l'est de la route nationale. Le réseau collecte les eaux usées et les eaux de pluie pour les évacuer directement dans la Loire. En 1959 une deuxième tranche de travaux est entreprise et se poursuit durant toutes les années 1960. Cette fois la municipalité opte pour un réseau séparatif ou eaux sales et eaux pluviales ne circulent plus dans les mêmes canalisations afin de pouvoir connecter le réseau communal au réseau de la ville d'Angers. Une convention est signée entre les deux communes le 7 novembre 1962 et la connexion est réalisée l'année suivante.
A Avrillé l'association syndicale des propriétaires du Parc de La Haye prévoit dès 1958 la construction d'un maillage de canalisations, d'une station de relèvement des eaux usées et d'une station d'épuration. Constituant une base de réseau d'assainissement pour tout un quartier, il est prévu qu'à l'achèvement des travaux les ouvrages soient transférés à la commune. En 1960 le réseau d'évacuation d'eaux usées du Parc de La Haye est en place, la station de relèvement est installée à l'angle de l'avenue Jeanne de Laval et du boulevard Roland de Roncevaux. Dans un premier temps les effluents sont rejetés directement dans l'étang Saint-Nicolas en attendant l'achèvement de la station d'épuration. Deux ans s'écoulent et en 1962 la nouvelle station est mise en service ; elle a une capacité de traitement de 1500 équivalents habitants et se compose de deux décanteurs, d'un filtre biologique et d'aires de séchage pour les boues. Ce système simple et efficace va permettre à l'étang Saint-Nicolas de respirer un peu.
Mais la demande est énorme et la même année la municipalité étend le réseau en direction du Bois-du-Roy et du bourg pour desservir ces nouveaux quartiers qui grandissent et se peuplent rapidement. Dès 1960 on projette la construction d'une deuxième station à " La Grande Planche ". Celle-ci est mise en service en 1965 et est beaucoup plus imposante que la première ; elle a une capacité de traitement de 6300 équivalents habitants et fonctionne selon le principe du lit bactérien : après décantation, les eaux usées sont acheminées par le biais d'un bras tournant dans un bassin tapissé de roche volcanique. Les bactéries se développent et se nourrissent des éléments constituant la pollution. Les deux stations d'épuration fonctionnent jusqu'en 1982, elles sont ensuite transformées en stations de refoulement pour évacuer les eaux sales jusqu'à la station d'Angers-La Baumette.
Montreuil-Belfroy, voisine d'Avrillé, entreprend la construction d'un réseau d'évacuation des eaux usées en 1960. On pose un collecteur de 0,60 m de diamètre qui suit l'avenue Esperanto et va se jeter dans la Mayenne après un dégrillage sommaire. Le réseau qui n'en est pas un puisqu'il ne dessert que quelques rues de la commune, compte 1300 mètres de canalisations mais n'atteint pas encore Juigné-Béné.
Beaucouzé commence à installer le tout-à-l'égout dans ses rues en 1962, mais il faut attendre 1969 pour que le réseau communal soit raccordé au réseau angevin. La jonction se fait à la station de relèvement de la cité universitaire de Belle-Beille, en 1970. L'année suivante, le raccordement du nouveau lotissement du Bourg de Paille nécessite la pose de près de 6 kilomètres de canalisation.
Bouchemaine entreprend la construction de son réseau en 1964. La station d'épuration de " La Rive " est mise en service en 1968 et se compose d'un simple décanteur digesteur cylindrique et de deux aires de séchage de 25 m2. La commune possédant un relief tourmenté, deux stations de relèvement d'eaux usées sont construites : la première en 1968 au lotissement de " La Croisette " et la seconde en 1972 au jardin de l'Ecole de garçons.
En 1960 et 1961 Trélazé construit un important réseau de collecteurs et l'une des premières stations d'épuration de l'agglomération angevine rue Ferdinand Vest, au lieu-dit " La Butte aux Sapins ". Celle-ci, d'une capacité de 6220 équivalents habitants, est constituée d'un filtre biologique de 95 m2 et de sept lits de séchage pour les boues. Attenant à la station, une station de relèvement des eaux usées composée de 3 puissants groupes électropompes centrifuges est également installée pour amener les eaux à traiter.
L'année suivante, en 1962, le collecteur des Plaines est mis en service et est bientôt suivi d'une seconde tranche de travaux qui permet d'assurer la desserte de l'ensemble du bourg. Le réseau s'étend peu à peu et de 1968 à 1970 le collecteur atteint la Pyramide puis remonte l'interminable rue Jean-Jaurès.
A l'est Saint-Barthélemy entreprend également la desserte de la commune. En 1965 la municipalité fait ouvrir les chaussées pour poser 560 mètres de canalisation, puis en 1968 2300 mètres supplémentaires sont installés pour rejoindre la station d'épuration de La Pellerinière qui est en construction. Celle-ci est mise en service en 1970 et est composée d'un grand décanteur digesteur de 11 mètres de diamètre, d'un bloc de traitement biologique de 13 mètres et d'aires de séchage de 200 m2 pour les boues.

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